A mon sujet

Ivan Pastoukhov est né à Sofia en 1951. Issu d’une lignée d’intellectuels et de scientifiques, diplômé de l’Ecole Polytechnique, il travaille pendant dix ans comme ingénieur à l’Académie Médicale de Sofia.

Son esprit indépendant, son goût de la découverte et l’envie de respirer haut et large le font quitter la Bulgarie.

Globe-trotter, il part à la rencontre du monde et des autres. En 1984 lorsqu’il arrive à Paris, Ivan croisera sa quête de vérité.

Son installation en France, 20 ans dans l’œnologie et le commerce avec des grands vins français, lui ont permis d’appréhender des cultures différentes et aussi de développer son travail photographique.

Ses recherches intellectuelles, ses voyages, son harmonie forte avec la Nature l’ont amené à engendrer des visions photographiques riches.  C’est la nature et l’âme humaine qui voyagent dans son cœur.

De New York au Yémen, de la Nouvelle Zélande au Pérou, Ivan Pastoukhov retournera aussi vers sa terre ancestrale amener des vins français et avec un œil libre pour y réaliser des milliers de clichés.

Ivan garde son esprit nomade dans notre monde en pleine mutation. Vivre, c’est naître à chaque instant, ce qu’un vrai voyage provoque réellement, comme une photo bien réussie.

SUR LA PHOTOGRAPHIE:

” La peinture commence quand ce que l’on voit n’a rien à voir avec ce que l’on regarde ” Titien. Une pensée que j’appliquerais avec plaisir à la bonne  photographie.

Je cherche la beauté, vêtement d’un monde vrai qui nous échappe, auquel nous aspirons. Mes photos sont intemporelles.

La photographie:voir des signes, les lire et les partager. Saisir la vie partout où elle se trouve.

C’est pourquoi ces voyages, ces photos m’aident à me débarrasser d’un quotidien routinier et d’en assouplir les règles imposées.

Surmonter la difficulté de se faire invisible pour mieux photographier et partager la joie, ne pas la perdre ! M’ouvrir un chemin vers l’humain qui m’habite, la vie peut devenir une perpétuelle recréation.

Regarder comme si on ne regardait pas, prendre comme si on ne prenait pas, posséder comme si on ne possédait pas. Je vole des instants qui me correspondent, je me pose entre réalité et fiction.

Ces photographies sont des autoportraits.